Le site de Rablay, sur les rives du Layon et jusqu’à Mocques-Souris, abrite au moins 52 espèces d’oiseaux dont 27 s’y reproduisent.

Les espèces sont relativement communes, caractéristiques des parcs arborés (Pinson des arbres, Grimpereau des jardins, Sittelle torchepot, Pic épeiche et Pic vert, etc.) et des bords de rivière (Martin-pêcheur, Bergeronnette des ruisseaux, etc.).

Une trentaine de personnes ont fait le déplacement dimanche 17 avril 2016 pour arpenter le site classé en refuge LPO et mieux comprendre ce qui s’y passe. Certaines espèces d’oiseaux ont pu être observées ou entendues lors de la sortie.

Par ailleurs, 96 espèces de plantes ont été recensées sur le site dont la Fritillaire pintade (ou Gogane) typique des prairies humides.

Gogane

Fritillaire pintade

 

Les inventaires ont servi de base pour la rédaction du plan de gestion.

Ce document programme différentes opérations de gestion au cours de la période 2013-2018 afin d’améliorer la biodiversité sur le site. Cette sortie était l’occasion de présenter ces différentes actions et d’illustrer leur mise en œuvre :

  • – Favoriser les arbres taillés en « têtards » car riches en cavités favorables à la faune cavicole comme les mésanges, les chauves-souris et de nombreux insectes (la Rosalie des alpes par exemple) ;
  • – Favoriser la ripisylve (végétation le long de la rive) en laissant pousser spontanément les arbres notamment les essences tendres (saules et peupliers) que le Castor apprécie particulièrement ;
  • – Planter des haies avec des essences locales ;
  • – Limiter voire éliminer les espèces de plantes exotiques et envahissantes (bambou et Renoué du Japon sur le site) ;
  • – Appliquer une gestion différenciée de l’herbe : la tonte est conservée dans les espaces les plus fréquentés mais ailleurs, la fauche tardive en fin d’été est conseillée car très favorable à la biodiversité. La mise en place du pâturage est également une mesure préconisée dans le plan de gestion et qui a été mis en œuvre récemment ;
  • – Laisser du bois mort au sol ou sur pied car il constitue des habitats indispensables pour de nombreuses espèces ;
  • – Ne pas enlever le lierre car, contrairement aux idées reçues, celui-ci ne limite pas la croissance des arbres mais constitue un support intéressant pour la biodiversité.
 Ainsi, depuis 2013, le site évolue et les techniciens de la commune s’appliquent à suivre les préconisations du plan de gestion et les étendent même à d’autres espaces de la commune. Toutes ces mesures peuvent également être appliquées dans vos jardins et n’hésitez pas à rejoindre le réseau des refuges particuliers de la LPO.

Benoit Marchadour (bénévole LPO Anjou)

 

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